REX : Classe virtuelle en marketing IMIS/ Lyon

Laura SERVANT-VOLQUIN, formatrice à l’IMIS de Lyon a découvert le calendrier 2018 des événements du Département Digital  Learning  s’est inscrite au 1er WEBINAR. C’est à cette occasion que nous avons prévu une formation à distance sur Adobe Connect en vue d’une classe virtuelle et prise en main immédiate 3 jours après. Je vous laisse découvrir son témoignage :

« Comment je suis passée du tableau habituel à la classe virtuelle…

Cette semaine, j’ai réalisé ma première classe virtuelle en dispensant un cours avec un outil de type Adobe Connect mis à la disposition par le Groupe IGS sur le campus numérique.

Les 5 erreurs à ne pas faire :

  1. Refaire tout son cours en pensant que cours en distanciel et cours présentiel sont absolument différents

Non, il n’est pas besoin de le refaire car l’enseignant qui anime un cours en présentiel sait qu’il a à sa disposition des trucs et des astuces pour captiver ou faire réagir son auditoire. Ce sont ces mêmes trucs et astuces qui se mettent en place dans ce nouveau média qu’est le « webinar », un séminaire en ligne. Par exemple, les quizzes introductifs que j’utilise pour tester en cours de manière ludique les connaissances de mes étudiants ne sont plus sur mon PowerPoint mais mis en ligne grâce à un outil d’enquête en ligne, très simple et gratuit, EvalAndGo. C’est une simple adaptation.

  1. Soliloquer face à un ordinateur

Une de mes craintes était de ne pas concrètement ressentir les réactions de ma classe, qui est pour moi comme un organisme vivant. Et donc ne pas m’ajuster à ses moments de respiration. Il est possible d’interagir avec les étudiants ; en ouvrant le microphone, l’enseignant entend la vie de la classe (enthousiasme, écoute attentive ou foisonnement de questions). L’étudiant peut également ouvrir sa webcam quand il est amené à poser une question. Les visages sont présents et animent le « webinar », c’est un élément essentiel de lien.

  1. Se former seule sur une nouvelle technologie

Heureusement, j’ai bénéficié d’un vrai coaching personnalisé. Je remercie vivement toute l’équipe du Département Digital Learning du Groupe IGS et particulièrement Florence Landreau, Frédérique Lion à Toulouse et Kelly Serraille Directrice de l’IMIS à Lyon qui m’ont accompagnée tout au long du processus : formation, test en salle réelle, en salle virtuelle. Tout a été fait en amont pour que cela se passe au mieux devant les étudiants. Je suis arrivée, sereine et bien préparée, à l’ouverture de mon tout premier webinar.

  1. Ne s’adresser qu’au même groupe habituel d’étudiants

J’ai constaté que beaucoup plus d’étudiants répondent aux questions que je pose à l’ensemble de la classe car ils écrivent leur réponse via le tchat intégré. En effet, en présentiel, ce sont toujours les deux, trois étudiants habituels qui répondent à l’oral et la classe se repose sur eux. Grâce à l’outil de conversation intégrée, je vois des éléments qui sont pour moi de vrais bonus pédagogiques : la dispersion des réponses est plus grande. Il y a plus de répondants car les « timides » à l’oral s’expriment plus facilement à l’écrit. Les individualités ressortent mieux. Et l’analyse des réponses est meilleure. Au final, la participation est plus grande et de meilleure qualité.

  1. Ne pas avoir un bon wifi

C’est peut-être un détail pour vous…mais pour moi, cela veut dire beaucoup.

Comment je suis devenue un média

Les premières universités ont été fondées en Europe au XIIIème siècle sur le principe du cours magistral. Jusqu’à l’arrivée de la transformation numérique du XXIème siècle, rien n’a changé ou presque. L’entrée dans l’ère numérique et l’arrivée dans l’enseignement supérieur des générations « immergées » qui n’ont pas connu le monde anté-Facebook imposent-elles des innovations pédagogiques ?

Cette question interroge encore davantage quand il s’agit de former des futurs managers en entreprise, agiles et créatifs. L’échange, le partage et la collaboration sont bien les marqueurs clés de cette nouvelle génération et de cette nouvelle économie.

J’enseigne le marketing et la communication, qui ont été les premiers impactés en entreprise par cette transformation numérique. J’ai expérimenté cette semaine avec mes étudiants en classe virtuelle des nouvelles pratiques.

En faisant un Livestreaming (diffusion en ligne d’un événement en temps réel), mon auditoire se transforme en audience. Des métriques d’audiences sont disponibles, un tableau de bord me permet de la mesurer. L’engagement de la communauté, qui est la notion essentielle du nouveau marketing digital, y est plus fort par les appréciations positives ou non, ajouts de commentaires ou l’activation du tchat intégré. Il y a un Replay (une diffusion en ligne de rattrapage) car l’enseignant peut enregistrer et rediffuser la session. Les étudiants même absents, malades ou empêchés, peuvent ainsi, à loisir, écouter et réécouter les cours mis à leur disposition. Les cours sont visibles sur tous les types d’appareil : le mobile (pendant les temps de transport, etc..) ou encore la tablette (à domicile).

Peut-être suis-je devenue un média le temps d’une session.

Et vous, avez-vous testé déjà des nouveaux formats pédagogiques innovants ? Où et comment ? Quels outils conseilleriez-vous pour progresser ?

Laura SERVANT-VOLQUIN

@LSVolquin

fr.linkedin.com/in/lauraservantvolquin

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